Spido : Le bassin expose son ADN

Le salon jette un coup de pro­jec­teur sur la tra­di­tion créa­tive de la Plas­tics Vallée.

L’Association des acteurs éco­no­miques de la Plas­tics Val­lée (AEPV) avait créé le Spi­do (Salon des pro­duits inno­vants et du desi­gn d’Oyonnax), en 2013, pour pro­mou­voir les savoir-faire du ter­ri­toire. A l’heure de pro­po­ser une nou­velle édi­tion, du 10 au 12 juin à Valex­po, la phi­lo­so­phie n’a pas chan­gé. «Il s’agit de mettre en valeur ce qui se fait de mieux dans la val­lée, à la fois en Haut-Bugey et en Jura Sud, en termes de créa­tion et de fabri­ca­tion. Toutes les entre­prises capables de par­ti­ci­per à un pro­ces­sus inno­vant sont invi­tées à expo­ser. Beau­coup de choses se font par l’ingéniosité des sous-trai­tants. Ils par­ti­cipent à l’amélioration du pro­duit. Et c’est d’ailleurs ce qui fait la force de notre bas­sin», note Anne-Marie Gui­gnot, admi­nis­tra­trice de l’AEPV et direc­trice du Spido.

L’évènement reste éga­le­ment un salon ter­ri­to­rial, pen­sé pour Valex­po. Une ter­ri­to­ria­li­té qui s’exprime par le finan­ce­ment — par­ta­gé à éga­li­té, entre les col­lec­ti­vi­tés locales et les par­ti­ci­pants —, mais aus­si par l’implantation des entre­prises pré­sen­tant leurs savoir-faire.

Par­mi les nou­veau­tés de cette édi­tion, figure un espace dédié à la plas­tro­nique, ain­si qu’une mise en lumière de la tra­di­tion créa­tive de la Val­lée, de «l’ADN de notre indus­trie», selon l’expression d’Anne-Marie Gui­gnot. Depuis le peigne, jusqu’à la lunet­te­rie, tous les acces­soires de mode (habille­ment, maro­qui­ne­rie, bijoux, orne­ments de coif­fure…) en bois, en plas­tique ou en corne seront regrou­pés dans un espace dédié au cœur du salon. Un lieu de convi­via­li­té dou­blé d’une expo­si­tion pla­çant sous les pro­jec­teurs des pièces du musée du Peigne et de la plas­tur­gie par­mi les moins connues du public.

Sinon, le public retrou­ve­ra la chaîne de démons­tra­tion per­met­tant de pro­duire la fameuse «Spi­do Cup», gobe­let mul­ti-usages, uti­li­sant des maté­riaux de der­nière géné­ra­tion. Il s’agit, cette fois encore, de valo­ri­ser à tra­vers un objet simple, un large éven­tail des tech­no­lo­gies nou­velles de la plasturgie.

Sur les trois jours que dure le salon, le mer­cre­di sera plu­tôt dédié aux oppor­tu­ni­tés ter­ri­to­riales. L’occasion pour les col­lec­ti­vi­tés de mettre en avant leurs outils à des­ti­na­tion des entre­prises et du déve­lop­pe­ment éco­no­mique. La Mis­sion éco­no­mique de l’Ain y orga­ni­se­ra d’ailleurs sa soi­rée des ambas­sa­deurs du dépar­te­ment. Le jeu­di sera une nou­velle fois consa­cré à la plas­tur­gie, avec les assem­blées géné­rales de Plas­ti­po­lis, du PEP et d’Allizé Plas­tur­gie Rhône-Alpes, le ven­dre­di à la filière bois, seconde acti­vi­té indus­trielle du Haut-Bugey, avec des confé­rences et dif­fé­rentes ani­ma­tions. Ce jour-là, le salon est ouvert au grand public. «Nous pou­vons ain­si infor­mer la popu­la­tion de ce qui se fait dans les entre­prises du ter­ri­toire et pro­mou­voir les métiers», sou­ligne Anne-Marie Guignot.

La pre­mière édi­tion avait ras­sem­blé une cen­taine d’exposants, ils seront envi­ron 130 cette fois-ci. Les orga­ni­sa­teurs espèrent atti­rer au moins autant de visi­teurs : ces der­niers avaient été 4 000 à arpen­ter les allées du Spi­do 2013.

www.salon-spido.com

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