Plastipolis veut permettre l’innovation, face aux enjeux futurs

Plasturgie

Emmanuelle Bouvier a présenté la feuille de route de Plastipolis. Innovation et présence nationale sont au programme.

Fraî­che­ment élue au mois de juin à la tête de Plas­ti­po­lis, Emma­nuelle Bou­vier a dévoi­lé la nou­velle feuille de route du pôle de com­pé­ti­ti­vi­té, à l’occasion du ren­dez-vous annuel de la filière plas­tur­gie Alli­zé Day 2017, le 12 octobre au centre de for­ma­tion de la plas­tur­gie, à Lyon. « Ce que je sou­haite, c’est que nous tra­vaillons en sous-groupe avec les admi­nis­tra­teurs et les adhé­rents qui sou­hai­te­ront par­ti­ci­per à cer­tains ate­liers, en mode col­la­bo­ra­tif pour appor­ter plus à la pro­fes­sion. Nous devons être en mesure de por­ter l’innovation au sein de la plas­tur­gie », a expo­sé la pré­si­dente de Plas­ti­po­lis qui consi­dère sa nou­velle fonc­tion comme un « défi col­lé­gial, un pro­jet col­la­bo­ra­tif pour réunir les acteurs de la filière ». Sur­tout, Emma­nuelle Bou­vier, compte s’appuyer sur des experts qua­li­fiés à tra­vers la mutua­li­sa­tion des ressources.

Une équipe renforcée

Pour cela, Plas­ti­po­lis a ren­for­cé son équipe ces der­niers mois pour per­mettre une cla­ri­fi­ca­tion des rôles de cha­cun. Recru­té au mois d’avril, Mar­tin Latour est en charge de la proxi­mi­té avec les adhé­rents et des rela­tions exté­rieures, tan­dis que Jean-Jacques Legat a inté­gré l’équipe de Plas­ti­po­lis il y a quelques semaines pour l’animation tech­nique du pôle. « Nous devons res­ter infor­més des pro­jets en cours pour com­prendre les besoins de la pro­fes­sion. Notre struc­tu­ra­tion est donc impor­tante », a jus­ti­fié la pré­si­dente. Par ailleurs, quatre groupes de tra­vail ont été mis en place : le volet recherche pour la mise en oeuvre de la stra­té­gie à mener, un axe de crois­sance pour le modèle éco­no­mique, un volet indus­triel pilo­té par Emma­nuelle Bou­vier et enfin, un ate­lier dédié à l’environnement et à la coopération.

Le soutien des partenaires

Pré­sent aux côtés de la pré­si­dente de Plas­ti­po­lis, Etienne Bechet de Balan, pré­sident d’Allizé Auvergne-Rhône-Alpes et secré­taire géné­ral du groupe CEP à Thiers (injec­tion plas­tique), a insis­té sur la notion d’innovation au sein des entre­prises du sec­teur. « Nous devons nous sin­gu­la­ri­ser par rap­port à notre concur­rence euro­péenne, par­ti­cu­liè­re­ment ita­lienne et alle­mande. Le seul moyen de se dif­fé­ren­cier est l’innovation. Et à ce niveau-là, le rôle de Plas­ti­po­lis est déter­mi­nant. » Pour Etienne Bechet de Balan, la fonc­tion locale de Plas­ti­po­lis est lar­ge­ment dépas­sée, le pôle étant un élé­ment fédé­ra­teur pour la recherche. « Même si Oyon­nax reste le centre de gra­vi­té de la pro­fes­sion, nous avons aus­si besoin de tra­vailler en col­la­bo­ra­tion avec d’autres entre­prises », a-t-il ajou­té. Du côté de la Fédé­ra­tion de la plas­tur­gie et des com­po­sites repré­sen­tée ce jour-là par Jean Mar­tin, délé­gué géné­ral et vice-pré­sident d’IPC, la plas­tur­gie est per­çue comme une acti­vi­té com­plexe (une ving­taine de tech­no­lo­gies asso­ciées), puisqu’elle concerne tous les mar­chés, du loi­sirs en pas­sant par l’automobile. «On retrouve le plas­tique abso­lu­ment par­tout et on en aura tou­jours. On estime que la taille moyenne d’une entre­prise de la plas­tur­gie est de 38 per­sonnes. Beau­coup sont ame­nées à tra­vailler avec des pôles de com­pé­ti­ti­vi­té, mais celui de réfé­rence reste Plas­ti­po­lis. Pour nous, il doit être la vigie de la pro­fes­sion au niveau natio­nal», pré­cise Jean Mar­tin, qui espère un déve­lop­pe­ment de Plas­ti­po­lis ouvert à l’ensemble du ter­ri­toire. La pré­si­dente ne cache pas son ambi­tion d’un rayon­ne­ment à l’international.


Travail d’équipe

IPC tra­vaille sur des pro­jets col­lec­tifs tech­no­lo­giques sur la base de besoins expri­més par la pro­fes­sion, là où Plas­ti­po­lis se penche sur des pro­jets col­lec­tifs en met­tant en com­mun des savoirs-faire et des par­te­naires dans le cadre d’un réseau. Le but? Faire émer­ger un concept innovant.


Par Sarah N’tsia

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